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la course en direct !
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Biographie
Objectif : faire du bon boulot. Moyens : une préparation sans faille, une parfaite connaissance du bateau. Ce jeune costarmoricain de 25 ans est un homme pressé, chaque jour doit être vécu efficacement. Pas de place au hasard, il est rentré dans le circuit Figaro comme on entre dans ces ailleurs hors du temps, mû par la rage de vaincre. Ne pas parler et faire, faire d’abord et parler ensuite. Ronan n’est pas un expansif, il veut prouver. Ce qui frappe son entourage c’est un état d’être, d’exister pour une seule cause. Rien d’autre ne compte. Gagner est sa nature. Tout juste s’accorde-t-il à chaque retour de course la remise en état d’Austin Mini. Ces vieilles anglaises sont alors l’objet de toute son attention « pour me changer la tête », affirme Ronan. Il en fait des beautés. Rêve d’enfanceDans la baie de Saint-Brieuc, Ronan tire ses premiers bords à 6 ans. Dès lors, il se prend à rêver de devenir un champion de la voile. L’adolescent pratique pendant 4 ans le hockey sur glace, sport collectif et physique permettant de canaliser son trop plein d’énergie. L’appel de la grande bleue est cependant toujours présent, il ne manque pas une occasion de régater. Car c’est bien la régate qui l’intéresse, pas les promenades. C’est un pan de sa vie à venir et il le sait, il se donne alors les moyens d’envisager sereinement une carrière de coureur professionnel. Paris loin de la merC’est à Paris qu’il suit pendant 4 ans des études en vue de l’obtention de son diplôme d’orthoprothésiste. Autant s’assurer un avenir de substitution. L’idée de donner des chances à ceux qui ont perdu leur mobilité de la recouvrer lui plaît cependant. Le week-end, c’est la mer qu’il retrouve. En 2003 il gagne le Spi Ouest-France, gagne le Tour de France à la Voile (barreur) catégorie amateurs et devient champion de France Espoir en First Class 8 en 2004. Il obtient son diplôme en 2005. Le retour en Bretagne est définitif, il a soif de compétition. Rencontre avec Gilles CadoudalLa chasse au partenaire est un pan nécessaire dans la carrière d’un navigateur. La chance et l’obstination font le reste. Ronan Treussart rencontre Gilles Cadoudal, qui souhaite sponsoriser un coureur portant les couleurs de Groupe Céléos dans les épreuves du circuit Figaro. Il fait part de son choix à Yann Eliès. Ce dernier avait repéré le régatier , il approuve. Le courant passe bien entre le président directeur général et le navigateur : point de grands discours, juste de l’efficacité. Ils sont bien sur la même longueur d’onde. 2006 sous les couleurs de Groupe CéléosEn 2006, le Groupe Céléos achète un Figaro Bénéteau 2 flambant neuf, le met à la disposition de Ronan. Il est salarié de l’entreprise, à lui de monter son projet au niveau technique. La première année est qualifiée « d’apprentissage ». Le navigateur se confronte pour la première fois à ces marins d’exception que sont les coureurs de la série. Pour sa première Solitaire, à 24 ans, Ronan arrive 33e, il est 8e bizuth. Puis il y a la Course des Falaise, le déclic, il arrive 7e. En 2007, il inscrit à son palmarès deux places de 10e, dans le Trophée Bpe en Solitaire, course qui l’a fait énormément évoluer et enfin dans Cap Istanbul en double. Au terme de ces deux épreuves et d’entraînements intensifs, sportifs comme mentaux, il n’est plus le même homme. Souvent aux avant-postes dans la Solitaire Afflelou Le Figaro, Ronan prend sa place au sein de « la nouvelle vague montante ». Ses départs et ses trajectoires bien pensées attestent de sa progression. Quelques lacunes restent à travailler, notamment dans les allures de portant. Dans la 3e étape, Ronan est contraint de grimper au mât par 35 nœuds de vent « Une opération que je ne conseille à personne », lance le marin. Un des haubans était lâche, il était nécessaire de resserrer, la menace de démâtage était grande dans les conditions météo musclées annoncées. L’opération a coûté plus de deux heures au skipper. Il sera finalement 15e au classement général. En fin de saison, c’est l’heure du Championnat de France de course en solitaire. Ronan accroche alors sa première victoire d’étape en Figaro à Perros-Guirec, dans son jardin. «Cela veut dire que tu peux le refaire », lance Ronan le même soir. Il clôture l’année 2007 avec une 6e place dans le tableau de l’ensemble des courses en solitaire dans la Classe Figaro.
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